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Derrière l’aiguille : l’hygiène, la première règle en esthétique

Derrière l’aiguille : l’hygiène, la première règle en esthétique

Si vous arrivez au studio en vous posant des questions sur les risques, c’est qu’on ne vous a pas beaucoup informé sur le maquillage permanent. Mais elles montrent que vous prenez soin de savoir où vous mettez les pieds.

« C’est quoi, les risques ? », « Est-ce que c’est vraiment stérile ? ». Les règles un peu floues, les gants que l’on n’enlève pas entre deux clients, les pigments aux origines douteuses, ça arrive encore parfois.

Pour moi, ce n’est pas possible. Quand on passe des années en service hospitalier, en bloc opératoire, l’hygiène et la sécurité des patients sont notre obsession. Cette obsession, elle m’est restée quand j’ai décidé de me lancer en dermopigmentation. Parce que chaque fois que l’on pique la peau, on entre dans le corps.

Les détails que vous ne voyez pas qui ont leur importance

L’hygiène est la norme dans un institut de beauté traditionnel. Dans un bloc opératoire, elle est fondamentale, et je m’en suis inspiré. Et ça me vient même de plus loin. Pour vous faire un petit topo sur mon histoire personnelle, ma mère était déjà infirmière, obsédée par la propreté. On lavait nos légumes avant de les ranger dans le frigo. Et depuis la crise sanitaire, on le fait encore.

L’hygiène est plus efficace quand elle s’ancre et devient une habitude de vie. Quand vous entrez dans le Studio Dermo, vous ne le voyez pas toujours, mais tout est pensé pour vous assurer des conditions d’asepsie maximales.

Chaque aiguille, chaque gant, chaque couvercle de pigment, je les ouvre devant vous. C’est neuf, c’est stérile, et c’est jeté immédiatement après. Pas de réutilisation, pas de « nettoyage rapide ». Comme en chirurgie, on ne réemploie jamais ce qui a touché une peau.

Je n’achète pas mes pigments au hasard non plus. Je choisis des marques certifiées REACH, avec des numéros de lot précis. Si un jour il faut retracer l’origine d’un produit, je peux le faire en une seconde : j’ai les fiches techniques, les certificats, les dates de péremption.

Et les aiguilles usagées ne finissent pas à la poubelle. Elles vont dans le conteneur jaune, le DASRI, comme pour une piqûre à l’hôpital. Sur ce point-là, je ne fais aucun compromis.

La peau, un terrain qu’il faut connaître

Comme infirmière, j’ai toujours eu un intérêt pour la peau : la peau n’est pas un tissu uniforme. Elle réagit. Elle ment parfois. Elle cache des choses.

Quand je regarde votre visage, je ne vois pas juste « des sourcils à faire » ou « un contour à dessiner ». Je devine votre histoire.

Je vois si vous êtes sous anticoagulants. Je sais si vous avez des antécédents de cicatrices chéloïdes, ces cicatrices qui dépassent et qui ne s’aplatissent pas. Je sais si vous avez eu une radiothérapie, et si votre peau est encore fragile, même des années après. Je reconnais les signes d’une infection naissante ou d’une allergie potentielle.

On peut laisser à plus tard la vérification de la peau. Cependant la vôtre, c’est comme une toile que je ne choisirais pas, je dois m’adapter à sa texture, sa manière de réagir aux pigments et donc à son histoire.

Si je sens que votre peau n’est pas prête, si j’ai un doute, je vous le dis. Je préfère annuler une séance avec vous que de prendre un risque. C’est ça, les années passées dans le métier de soignante : savoir dire « non » pour protéger.

L’hygiène, c’est aussi une atmosphère

La première impression que vous allez avoir en entrant dans Le Studio Dermo est fondamentale. Son atmosphère, sa disposition, la manière dont il est rangé, ou pas, les odeurs, tout cela impacte votre ressenti.

Car l’hygiène, ce n’est pas que le matériel utilisé, c’est aussi le lieu dans lequel on exerce. Le Studio Dermo est un espace clinique, propre, afin de garantir des conditions d’hygiène maximum. Je ne parle pas de médical, car ce n’est pas notre cadre, mais l’exigence est la même pour mes client.e.s.

Ce que vous n’avez pas à vérifier

Tout ce que je viens de décrire, ce ne sont pas des cases à cocher pour rassurer sur une plaquette. Ce sont des réflexes qui viennent d’ailleurs, du bloc, des services où une négligence n’est jamais un détail. Je les ai simplement emportés avec moi jusqu’ici, dans un espace plus petit, plus intime, avec la même exigence.

Vous n’avez pas à vérifier mes gants. Vous n’avez pas à demander une nouvelle aiguille. C’est déjà fait, avant même que vous vous installiez dans le fauteuil.


Une question sur mon matériel, mes pigments, mes protocoles ? Je réponds à tout, sans rien cacher. Écrivez-moi à audrey@lestudiodermo.fr

Le Studio Dermo — Bordeaux Caudéran / Le Bouscat


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