Bonjour, moi c’est Audrey,
Spécialiste en dermopigmentation
Une de mes profs à l’école en soins infirmiers nous disait que lorsqu’on fait ce métier, on est dans la réparation. À l’époque, je le savais déjà. Aujourd’hui plus encore.
Au moment de choisir ma voie professionnelle, j’ai hésité. J’aurais pu faire les beaux-arts mais je voyais dans le monde de l’art trop de vanité et peu de débouchés.
L’ambition de donner du sens à mon passage sur terre, m’a amené à choisir le soin. Le soin infirmier d’abord et avant tout. Je voulais être en contact avec les gens. Avoir les mains et le cœur dedans.
Mon métier m’a donné la chance immense de vivre et de ressentir l’humanité dans toute sa misère et toute sa beauté.
J’ai commencé en chirurgie du sein à l’institut Curie. J’ai fait toutes sortes de services en cancérologie, avec un goût plus prononcé pour la chirurgie. La chirurgie plastique reconstructrice et esthétique en particulier.
Et puis, il y a eu cette patiente, Chloé. Une âme magnifique de 42 ans, chanteuse lyrique qui comme sa mère et sa sœur avait développé un cancer du sein. Avec elle, j’ai oublié la distance thérapeutique. Avec elle, je n’ai plus supporté ce système de santé qui broie les âmes. À sa mort : la décision de changer de voie.
15 ans après, je travaille en chirurgie plastique ici à Bordeaux, et je continue de réparer.


Formation en dermopigmentation
Lors d’une conférence sur la chirurgie esthétique, j’ai rencontré cette professionnelle de la dermopigmentation. Elle finissait le job en quelque sorte. Là où nous avons laissé des cicatrices, elle estompe, elle camoufle, elle maquille.
L’idée a germé en moi. Soigner en maquillant, réparer en tatouant. “Mettre des paillettes dans la vie !”
Après de nombreuses recherches et sur les conseils d’une amie, j’ai choisi une formatrice talentueuse : Ilona Say venue de la Sviato Academy. Ce fut une rencontre humaine incroyable et des retrouvailles avec mon âme d’artiste.
Ilona pour moi, c’est les bases en maquillage permanent. La confiance qui me manquait, je l’ai trouvée dans son atelier albigeois. Plutôt que de passer des vacances au soleil, j’ai buché au concret dermographe à la main. La peau synthétique et très vite, la vraie peau d’une patiente. Ilona derrière moi pour m’encourager et sa voix, me disant c’est super.
La confiance déjà, que j’étais sur la bonne voie, la dermopigmentation, c’était pour moi.
En mars 2026, j’ai complété mes compétences avec la PigmaTech Academy avec qui je me suis formé à la dermopigmentation correctrice, le domaine qui tient à mon cœur de soignante. Cinq jours de formation bien remplis avec Myriam Dugelay, esthéticienne D.E. et figure historique de la discipline. Elle est active depuis 1989, co-créatrice de gammes de pigments minéraux et organiques, une formatrice reconnue dans toute la France. J’ai été épaté par l’étendue de ses connaissances dans la dermopigmentation et la colométrie.
Au programme : les techniques de traitement des cicatrices et des vergetures, le camouflage des taches, la colorimétrie avancée, et la reconstruction esthétique de l’aréole. Des sujets qui résonnent directement avec mon parcours et qui donnent au Studio Dermo des outils concrets pour accompagner des situations bien plus larges que le seul maquillage du quotidien.
J’y ai retrouvé quelque chose d’important dans mon métier : la rigueur. Protocoles d’hygiène, réglementation des pigments, gestion des déchets, traçabilité. Des exigences qui me parlent naturellement après des années en milieu de soins, et qui font partie intégrante de la façon dont je travaille.
Je débute. Mais je débute bien entourée. Je suis une artiste parce que je crée avec sensibilité et amour. Je suis une artiste parce que je me sens alignée lorsque je dessine, lorsque je sculpte, lorsque je peins, lorsque je danse, lorsque je chante ou simplement lorsque je ris. Être dans la joie et l’amour, partager : c’est ça qui donne du sens.
Je suis une soignante certes mais aussi une artiste. Il m’a fallu du temps pour me définir ainsi.
