Image d'un maquillage permanent de sourcil

Le maquillage permanent, c’est quoi exactement ?

Allez, c’est la question que vous avez tous envie de poser avant de me rencontrer. Une question qui est capitale, car elle dit quelque chose d’important. Les gens sont curieux mais naviguent souvent entre des informations floues, des images d’époques révolues et des idées reçues tenaces.

Alors voilà : je vais vous expliquer, clairement, sans jargon inutile, en espérant être comprehensible. Et si j’arrive à effacer quelques idées reçues, vous verrez que le maquillage permanent, ce n’est pas une affaire exclusivement féminine.

La dermopigmentation en deux mots

Le maquillage permanent, ou dermopigmentation, consiste à implanter des pigments dans les couches superficielles de la peau pour recréer ou souligner des zones du visage : sourcils, contour des lèvres, de l’œil, camouflage de cicatrice, reconstruction de l’aréole.

C’est bien un tatouage, mais esthétique et très différent dans ses objectifs et ses pigments du tatouage d’art corporel. Les pigments utilisés sont formulés pour s’estomper progressivement, contrairement aux encres classiques conçues pour durer indéfiniment. C’est ce qui en fait une technique évolutive, que l’on peut adapter au fil des années.

Comment se déroule une séance ?

Tout commence par une consultation, qui peut se faire en visio. On discute de vos souhaits, de votre morphologie, des résultats réalistes. Rien ne commence sans que vous ayez une image claire de ce qui va être fait.

La séance elle-même dure environ 3h30, dont une grande partie consacrée à l’esquisse. On ne commence pas à pigmenter tant que le dessin n’est pas parfait. Un second rendez-vous à 30-45 jours suit pour affiner le résultat après cicatrisation.

Est-ce que ça fait mal ? Le soin peut être inconfortable par moments, mais pas douloureux. Des pauses sont prévues tout au long de la séance.

Pour qui ?

La dermopigmentation ne s’adresse pas à un profil type. Elle répond à des besoins très différents.

Celles et ceux qui veulent gagner du temps

Ne plus redessiner ses sourcils chaque matin, ne plus refaire son contour de lèvres après chaque repas, être prête à la sortie de la piscine. La dermopigmentation, c’est aussi de la simplicité au quotidien.

Celles et ceux qui ont des sourcils clairsemés ou absents

Génétique, alopécie, pelade, effets d’une chimiothérapie, ravages des épilations des années 90… les causes sont multiples. La dermopigmentation peut recréer une ligne naturelle ou densifier ce qui est là.

Celles et ceux qui sortent d’une chirurgie reconstructrice

La reconstruction de l’aréole, le camouflage de cicatrices… la dermopigmentation peut être un geste profondément réparateur, qui aide à refermer un chapitre difficile. J’aborde ce sujet en détail dans l’article dédié à la dermopigmentation après un cancer.

Les hommes aussi

Les sourcils clairsemés ou asymétriques ne sont pas une problématique exclusivement féminine. Beaucoup d’hommes ont des sourcils peu fournis, ou une zone sans repousse après une cicatrice. Le camouflage par dermopigmentation donne un résultat naturel : personne ne voit la technique, tout le monde retrouve le regard.

Les hommes qui sortent d’un traitement lourd vivent souvent cette épreuve avec moins d’accompagnement sur le volet esthétique. Je les reçois avec le même soin et le même objectif : qu’ils se retrouvent dans leur reflet.

Les idées reçues

« C’est comme un tatouage, ça reste toute la vie. » Les pigments ne s’estompent jamais complètement. Comme le tatouage traditionnel, les pigments sont implantés sous la couche basale de l’épiderme. Ils y seront traités par le système immunitaire de votre corps comme un corps étranger et donc détériorés dans le temps. D’où des changements et/ou  une dispersion de la couleur. C’est pour cette raison que l’on doit faire des retouches dans les années suivantes.

« Ça fait très mal. » La sensation est inconfortable plutôt que douloureuse. Je mets en place tous les moyens pour rendre ce moment indolore. Des pauses sont prévues pour que la séance se déroule dans un confort maximal. Je travaille en vous écoutant, oubliez vos souvenirs des séances de dentiste de l’ancien temps !

« Ça va virer au bleu avec le temps. » C’était vrai avec les anciens pigments. Les pigments modernes, certifiés REACH, vieillissent dans des tons naturels. La couleur s’estompe, elle ne dérive pas.

« Le résultat va être trop visible. » L’intensité de mon travail s’adapte au goût et au désir de ma cliente ou  de mon client. Discret ou voyant, c’est vous qui décidez.

« C’est dangereux. » Pas entre de bonnes mains. Tout le matériel hors dermographe est à usage unique, les aiguilles sont stériles, les pigments certifiés REACH. Le choix de la praticienne est déterminant. Je travaille en respectant des règles d’hygiène et d’asepsie rigoureuses 

Ce que je retiens de chaque consultation

Les personnes qui poussent la porte du Studio Dermo arrivent avec une question et repartent avec une certitude, dans un sens ou dans l’autre. Parfois on décide ensemble que ce n’est pas le bon moment. C’est aussi mon rôle.

Mais la plupart du temps, les idées reçues tombent, une à une. Il ne reste plus que la question essentielle : est-ce que ça peut m’aider à me sentir mieux dans ma peau ? Souvent, la réponse est oui.

Une question ? Écrivez-moi à audrey@lestudiodermo.fr

Le Studio Dermo — Bordeaux Caudéran / Le Bouscat


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